explications recueillies d’après les commentaires de Michel Jallamon-Grivaz, la famille habitait à l’époque très près du moulin d’où sa parfaite connaissance du secteur.
(Claude Ramat a apporté quelques précisions notées entre paranthèses dans le texte)
Le moulin Merle situé impasse de la Merlière est aujourd’hui une grosse maison d’habitation.

Autrefois, il abritait, outre un logement mais aussi une mécanique complexe avec une roue à Aube pour faire fonctionner un moulin à grains et aussi un générateur de courant en 110 volts. Ce moulin a fonctionné jusqu’aux années 1950. Car les propriétaires du moulin Merle dont on parle étant âgés, la modernisation de leur outil de travail n’étant pas à l’ordre du jour, l’activité s’est peu à peu arrêtée, et à la fin, il ne faisait que de l’aliment pour le bétail.
(avant Merle le moulin appartenait a la famille Levet , il y a encore des descendants directs , dont le grand père était propriétaire du moulin et l’exploitait avant Merle ).
Les moulins Sanders ayant pris la main sur la région et ils ont peu à peu conduit ce moulin Merle a fermé. Pour information, l’usine des moulins Sanders se trouvait dans le grand bâtiment situé sur la RD502 en direction de Vienne, après le pont enjambant la Gère, sur la gauche au niveau du rond-point des chalets canadiens.
Madame Marie-Claudia Merle (décédée en 2002), après l’arrêt du moulin travaillait aux chaussures Pellet à Pont-Evêque, elle se déplaçait en Solex.
Un vieux garçon Petrus Remilleux (décédé en 1972) vivait ici, c’était un cousin éloigné de la famille Merle, il avait été récupéré par Monsieur Antoine Merle (décédé en 1962) à la sortie des camps de concentration, car il avait été fait prisonnier à la deuxième guerre mondiale ; il était ouvrier au moulin. Monsieur Merle a été bien malade, il avait pris une jaunisse et il en est décédé. L’ouvrier étant à la retraite, madame Merle, fatiguée, le moulin s’est arrêté faute de personnel dira-t-on.
Leur fille Paulette (décédée en 2020) s’est mariée avec un dénommé Robert Morel (décédé en 2012), et le couple a alors transformé les locaux techniques de ce moulin en maison d’habitation.
Pas de connaissances sur la date de construction du bâtiment, mais il est édifié avec de grosses roches de granit, comme les constructions de l’usine de la Bougie située à côté. La provenance de ces roches est inconnue, peut-être de la vallée du Rhône.

L’eau qui alimente le canal du moulin provient de résurgences situées en amont au-dessous de la Coopérative Dauphinoise. On distingue encore des ossatures de vannes en acier qui étaient utilisées autrefois pour l’irrigation de champs. On les ouvrait ou fermait suivant les besoins et toujours en accord avec les voisins afin que tout le monde profite de cette eau. Actuellement le fossé qu’il reste du canal n’a plus d’eau, elle doit passer en souterrain, elle ressort non loin du moulin. Une dérivation gérée par une vanne manuelle canalise l’eau sur la roue à aube ou l’envoie directement dans la rivière Gère. La roue activant un générateur électrique, lorsque la tension diminuait, il suffisait d’ouvrir un peu plus la vanne pour augmenter le débit d’eau et accélérer ainsi la vitesse de rotation de la roue. Une mécanique simple et efficace. En période de sécheresse et donc de manque d’eau, un générateur entrainé par un moteur diesel Seguin prenait la relève et assurait le fonctionnement de ce moulin.

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Bonjour, je ne connais pas ce moulin (bien qu’ étant un ancien rosierois) il s agit sans doute d une grille (dite de dégrillage)qui recueillait les divers corps flottants ou végétaux transportés par la rivière lors d épisode pluvieux ou orageux. Lorsque cette grille menacait d être obstruée le meunier équipé d une longue perche « degrillait » et rendait le passage libre à l’eau ,ainsi la roue à aube ne risquait pas d être endommagée.
Ces grilles apparaissent toujours sur les prises d eau d anciennes usines à Annonay ou dans le Pilat (tannerie , moulinages ,microcentrales etc…)
lCordialement
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